La Provence (21/05/2008)
Trois questions à Daniel Gineste : "Un réseau contre l'homophobie"
A l'ocassion de la troisième journée mondiale contre l'homophobie, le 17 mai, l'association LGBT (Lesbiennes, Gays, Bissexuels et transgenres) "Des Ils et Des Elles", animait un stand d'information à Avignon. Mots choisis du présidents Daniel Gineste.
Comment votre association agit-elle sur le terrain?
Pour la première fois en cette journée mondiale, "Des Ils et Des Elles", créée en 2002, a tenue un stand d'information place de l'horloge. La mairie nous permet d'utiliser une salle de la maison Manon, où nous tenons désormais des permanences les 2èmes et 4èmes lundis de chaque mois. Nous avons reçu récemment l'agrément RAVAD (Réseau d'Assistance aux Victimes d'Agressions et de Discriminations).
On va constituer un réseau, notamment de médecins et d'avocats, pour améliorer le suivi.
Comment, en Vaucluse, se caractérise l'homophobie?
Aujourd'hui, par exemple, un lycéen est venu nous voir au stand.
Il est homo et comme il vient d'être majeur, ses parents l'ont mis à la porte. Notre rôle est de l'accompagner mais aussi de l'orienter vers les services sociaux.
En Avignon, l'été dernier, un jeune homosexuel à été injurié et frappé en centre-ville.
Que faire lorsqu'on à été victime d'homophobie?
En cas d'agression physique, il faut en premier lieu aller à l'hôpital pour avoir une attestation. Sans elle, vous ne pourrez pas porter plainte à la police où à la gendarmerie. Le plus important est de ne rien garder pour soi.
Propos recueillis par Fabien Bonnieux